Découverte de Ratua

En 2004, nous avons décidé de naviguer dans le monde entier. Après un an passé dans l'océan Atlantique, nous avons traversé le canal de Panama pour faire face au Pacifique immense et visiter certains de ses archipels - les Galápagos, Marquises, Tuamotu, Cook, les Samoa et Fidji.
En juin 2005, nous sommes arrivés en Nouvelle-Calédonie, où notre ami Patrick Durand Gaillard vit depuis 20 ans. Patrick nous a immédiatement parlé de l'archipel  du Vanuatu et en particulier d’une île préservée, tenue secrète . Notre voyage commence le 6 juillet 2005.

De l'île volcanique la plus au sud, Tanna, nous avons navigué au nord jusqu'à l'île d'Efate, la capitale et son port, puis Epi, Ambrym, Malekula et finalement, Espiritu Santo.

L'une après l'autre chaque île nous émeut ; ici le temps s'est arrêté, des communautés tribales intactes avaient gardé leurs voies héréditaires, la nature a préservé son authenticité.

Finalement, blottie entre Aoré et Malo, au sud d'Espiritu Santo, était notre destination, Ratua. Cette île éblouissante, dans son cadre verdoyant, nous a accueillis, sanctuaire préservé, sauvage et encore accessible. Tout de suite nous avons décidé d'adopter l'île et après quelques réunions, les aînés locaux nous ont confié leur trésor.

Préserver ce Sanctuaire

Nous avons réfléchi pendant de longues heures, en naviguant et retournant vers la civilisation, sur la nécessité de préserver Ratua, sur la façon d’y vivre  harmonieusement.

Nous avons recréé un cadre de vie sans mettre en péril l'intégrité de l'endroit, en rénovant quarante maisons dans le respect total de l'architecture locale. Deux ans plus tard chaque maison avait été soigneusement intégrée dans son milieu naturel afin de préserver l’impression de notre première rencontre et l'unicité de l'endroit.

Vie Tribale et Autosuffisance

Le respect de l'environnement est devenue rapidement une évidence, mais ce n'était cependant pas assez pour être en harmonie avec les communautés tribales locales, qui quant à elles, vivaient toujours en communauté et en autarcie. La vie a exigé que nous perdions nos habitudes et apprenions la vie authentique sans prendre trop de notre environnement. Aussi, notre pêche et agriculture seraient locales. Dans notre atelier, nous travaillons avec le bois de coco, avec le natangora, qui seront la base de notre construction future. Nous utilisons notre eau et faisons notre propre savon de coco, shampooing, lotion et produits de nettoyage. C'est un début et peut-être un jour cesserons-nous d'acheter des produits industriels et réussirons à préserver la meilleure qualité de vie possible.

Partager et Faire Partager

Sommes-nous autorisés à garder le secret pour nos familles, nos amis et nous-mêmes? Évidemment pas, et c'est pourquoi nous avons tenu à partager Ratua avec d'autres. De cette façon, vous contribuez à la protection du site et à la conservation des communautés avoisinantes ; vous pourrez financer quelques projets et aider à la protection du fragile équilibre du lieu. Nous avons soigneusement et égoïstement perturbé cet endroit, notre devoir sera finalement de le rendre, et, en vue de cela, nous devons être vigilants et moraux.

Bienvenue à Ratua!